Ajaccio-Cargèse-Piana-Porto-Evisa-Vico-Ajaccio.
Ce circuit est assez court, ( le plus court des trois) comptez 1h30 d'Ajaccio à Porto, idem pour le retour. Il est toujours intéressant d'avoir les temps de route, car vous verrez, les routes de montagne étant très sinueuses, on ne roule pas vite; de plus, on marque souvent des arrêts pour admirer le paysage. Nous effectuions aussi les circuits dans un certain sens, gardant la route nationale pour le retour, ce qui me paraît moins fatigant en fin de circuit.
Ajaccio, ( Ajacciu) capitale administrative de la Corse, Nous pouvions admirer ses remparts, car à l'instar d'autres places Gênoises, Ajaccio est une citadelle, et la ville étendue autour de la baie est appelée cité impériale. La plage s'étend sur environ 17 kms, (peu de monde, ce qui n'est pas le cas en comparaison avec la côte d'azur que pourtant j'affectionne) ;nous ne nous y sommes pas longtemps arrêtés, (nous voulions seulement faire le marché), mais nous avons vu son port, (Qui était, jusqu'au 16 ème siècle un port d'embarquement des esclaves), la place d'Austerlitz avec la statue de Napoléon (enfant chéri du Pays, tout ici rappelle qu'il était Corse.) Nous avons tout même pris quelques photos.
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Cargèse (Carghjesi la Grecque) connue pour ses deux églises qui se font face, l'une étant catholique romaine et l'autre orthodoxe grecque. Si cela vous intéresse, voici la fidèle reproduction du p'tit historique sur la colonie grecque, figurant à l'entrée de l'église.
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NOTICE HISTORIQUE " En 1675, les habitants de Vitylo, bourgade du Péloponèse ou Morée (Grèce), forcés de s'expatrier pour échapper au joug turc, demandèrent un asile à la république génoise, maîtresse alors du littoral de la Corse. C'est le territoire de Paomis, à l'ouest de l'île et à 5 ou 6 kilomètres de la mer, qui leur fut dévolu. Au mois d'avril 1676, les Grecs, ayant à leur tête la noble famille des Stéphanopouli de Comnène et leur évêque Mgr. Parthénion, débarquèrent au port "des Moines" au nombre d'environ huit cents personnes. Bientôt les maisons s'élevèrent et les champs se couvrirent de cultures; en peu d'années, leur village devint l'un des plus beaux et des plus prospère. Malheureusement, en 1731, les paysans voisins, surtout ceux du Niolou, de Renno, de Vico, jalousant cette prospérité de la jeune colonie, après de multiples vexations, lui livrèrent un assaut général, et elle dut se réfugier à Ajaccio. Là, l'autorité religieuse lui abandonna, pour la célébration des offices, la chapelle dite della Madonna del Carmine, appelée maintenant "Chapelle des Grecs"; et comme c'étaient des gens industrieux et de bons cultivateurs, ils furent vite recherchés par les gros propriétaires pour diriger leurs travaux de la campagne. Après la cession de la Corse à la France, en 1769, le premier gouverneur de l'île, le comte de Marbeuf, accordant aux Grecs toute sa sympathie, leur obtint du roi le territoire de CARGESE, et le génie militaire y bâtit pour eux 120 maisons. C'est là qu'ils ont vécu depuis lors. Cargèse la Grecque était donc fondée, et ainsi était enchâssée dans l'Ile-de-Beauté une perle orientale des plus précieuses. Jusqu' en 1827, le rite de saint Jean Chrisostome et la langue des aïeux demeurèrent à peu près seuls en usage; mais, insensiblement les paysans des alentours envahirent la localité et élevèrent même une église à eux. Ce fut notamment après 1874 --- époque à laquelle plusieurs familles émigrèrent en Algérie, où elles fondèrent le village grec de SIDI-MEROUAN-- que la population latine s'y accrut davantage. Néanmoins les deux races, dont la fusion s'est opérée surtout par les mariages, y vivent aujourd'hui en parfaite harmonie. Et cet esprit de concorde, qui règne entre eux et les indigènes, n'empêche point les arrières-petits-fils des réfugiés vityliens -- qu'ils soient Grecs de père et de mère, ou de l'un ou l'autre seulement -- de se faire à bon droit un titre d'honneur, de gloire et de noblesse, de leur descendance hellénique et du sang des braves, laborieux et pieux ancêtres qui coule dans leurs veines. L'église primitive, trop étroite, fut assez vite délaissée et on édifia l'église actuelle, qui, commencée vers 1852, ne fut guère achevée que vingt ans plus tard. Les fidèles travaillaient tous à cette construction, chaque dimanche après la messe jusqu'à la tombée de la nuit. le sanctuaire, comme dans tout temple oriental, est séparé de la nef par un iconostase, ou cloison en bois recouverte d'images saintes. Cet iconostase, destiné d'abord au couvent de Grotta-Ferrata, près de Rome, est un don de la Congrégation de la Propagande à la colonie. Il date de 1886 . Des deux chapelles latérales, celle de droite est dédiée à la"Panaghia " ou Toute-Sainte, patronne des Congréganistes de la Sainte-Vierge, et celle de gauche à saint Spiridion, patron de la confrérie du même nom, à laquelle sont inscrits tous les Grecs dès leur naissance et plus d'un tiers de la population latine. |
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Direction
Porto,(
Portu) nous pouvions admirer les Calanches de Piana
faites de granit rouge dominant le Golfe
de Porto. (à voir absolument), un vrai spectacle que nous offre la nature. A
certains endroits les nuages étaient accrochés au relief et formaient un
brouillard épais.
Evisa
charmant petit village situé à 850m d'altitude; nous y avons fait une
halte et en avons profité pour goûter la charcuterie corse (très bonne)
Que dire ?
ah oui, il faut aller dans la forêt de résineux d'Aïton, et y faire une
randonnée, si, bien sûr vous êtes un adepte de la marche; il y a aussi, pour
les grimpeurs, un site d'escalade.
( D'ailleurs
comment parler de la Corse sans dire citer le Ô combien célèbre "GR20", le
chemin de grande randonnée le plus dur d'Europe ) Mais n'étant
ni de grands marcheurs, ni des grimpeurs, nous nous sommes contentés d'aller à
la piscine naturelle; l'eau y est très froide, mais je tenais quand même à
m'y baigner, et c'est très agréable de vous baigner dans la forêt, et d'y
voir des cascades; c'est
encore ce côté sauvage qui , je crois; me plaît.
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Ensuite, nous sommes retournés en fin d'après-midi sur Ajaccio, par l'intérieur du pays, en passant par Vico, un autre petit village corse; nous en avons profité pour faire une halte et nous désaltérer à l'ombre des marronniers.
Très agréable!